Vieux breton

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Les étapes du breton

Le vieux breton (hen vrezhoneg) est le nom actuellement donné à la langue bretonne armoricaine d'avant l'an 1000. Le plus ancien texte contenant du breton est le manuscrit de Leyde.

Il est suivi par le Moyen-breton.

La transcription la plus ancienne en vieux-breton a été retrouvé à l'intérieur d'un sarcophage dans une chapelle près du village de Lomarec dans la commune de Crac'h, près d'Auray : « irha ima in ri » (soit en breton moderne : « amañ emañ ar roue » (notez le remplacement du mot celtique ri (cf le gaélique et le gaulois rix) par l'emprunt du mot roue), ce qui signifie « ici repose le roi ». L'inscription étant datée du siècle du roi Waroc'h, certains pensent qu'il fut enterré ici. Les éléments à l'appui de cette thèse sont :

  • l'étymologie d'Auray, dont une hypothèse y voit la signification de « cour royale » (du latin « aula regia »).
  • la date de la fondation d'Auray : une motte féodale y aurait existé dès le Ve siècle

Manuscrit de Leyde (suivre ce lien pour le découvrir)

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« Manuscrit de Leyde » est le nom donné habituellement dans les études bretonnes à un feuillet de quatre pages (« bifolio ») conservé à la bibliothèque de l'Université de Leyde aux Pays-Bas (cote : Vossianus lat. f°96 A).

Il s'agit d'un fragment d'un traité de médecine écrit en latin où apparaissent quelques mots irlandais (deux) et bretons (une trentaine).

Il date du IXe siècle ou de la fin du VIIIe siècle.

Pierre-Yves Lambert décrit ainsi la place tenue par le breton dans ce texte :

« le Vossianus lat. 96 A a la particularité de comporter du vieux-breton non pas dans les gloses, mais dans le texte principal : c'est l'un des rares documents où la langue vernaculaire ne soit pas restreinte à un emploi secondaire. Néanmoins, le vieux-breton n'intervient que que sur une page de ce bifolio et là même il reste subordoné au latin dans la mesure où ce sont simplement des mots techniques (noms de palntes, de préparations) qui sont substituées aux mots latins correspondant. »

Du point de vue littéraire il ajoute :

« Le fragment médical de Leyde n'a sans doute rien de typiquement breton dans la matière : il s'agit de recettes latines antiques ou médiévales recopiées sans cesse dans les monastères. »

Quelques exemples des mots bretons rencontrés dans le manuscrit :

Vieux Breton Aujourd'hui
   
aball : pomme aval
barr : branche barr
colænn : houx kelenn
dar : chêne derv
guern : aulne gwern
hisæl-barr : Gui barr-uhel
penn : tête pen
scau : sureau skav
spern : épine (aubépine, prunelier) Spern

 

Exemple d'un chant breton découvert dans un registre de 1624: